ERIC HOUBALLAH, NOTRE LONG DRIVER FÉTICHE, EN PASSE DE DEVENIR CHAMPION DU MONDE ?

Du 1er au 4 mars 2012 se sont déroulées les premières épreuves de Long-Drive qualificatives pour la finale mondiale ainsi que l’ouverture du tour professionnel américain de la discipline. Véritable revue de l’élite mondiale!
Deux jours de brassage pour passer en finale. Sur 180 joueurs, 36 sont retenus pour la finale régionale en open division et 18 en Senior division (45 ans et plus).
8 places pour les mondiaux. Moyenne des distances au brassage le premier jour sur l’ensemble des qualifiés : 377yds soit 344m, du très haut niveau.
Eric s’est qualifié dans les deux catégories en finale régionale US : open division et seniors...
Jamais depuis l’existence du long drive (1975) un Français ne s’était hissé à un tel niveau et n’avait réussi à se qualifier pour les finales mondiales. Félicitations…

Eric Houballah ! Vous êtes le premier Français qualifié à une finale de championnat du Monde de Long drive, finale qui se tiendra à Mesquite - Las Vegas en octobre 2012 : félicitations pour cette belle performance ! Comment ressentez-vous cette remarquable qualification ?

C’ est une belle récompense.
Quatre années de travail intense et passionnant. Basé sur la recherche, l’expérimentation avec différents partenaires indispensables à la réussite d’une telle entreprise. C’est un grand merci à tous pour cette collaboration et confiance… D’ailleurs vous pourrez bientôt lire l’ensemble du travail  que l’on a mené depuis ces quatre dernières années. Et ce n’est pas terminé !
La technique, le matériel, la musculation, la conception mentale, etc., www.concoursdedistanceaugolf.com

Ces quatre années de travail pour arriver à l’épanouissement et à un certain bien-être Comment les avez-vous vécues ?

En vérité, il est clair que, pour mener à bien ce travail professionnel, l’équilibre et l’harmonie doivent régner entre le Corps et l’Esprit : le bien-être prend alors  une dimension multidirectionnelle…
Se sentir bien dans sa peau, c’est s’accepter soi même, être à l’écoute de son Corps, s’ouvrir à la Nature, à la Connaissance et donc aux Autres : loin d’être une simple machine à frapper des balles, à courir ou à taper dans un ballon de foot, je pense que la vie nous offre de nombreuses passerelles permettant l’épanouissement. Ainsi mon choix de vie s’articulera autour de l’échange sportif  et culturel et d’un partage des acquis profitable à tous.

Comment préparez-vous ces compétitions internationales souvent soumises à des              déplacements éprouvants?

Aborder une compétition de haut niveau international, c’est commencer par connaître l’environnement nouveau dans lequel  je dois évoluer.
Donc il me faut m’y sentir à l’aise, m’y intégrer et m’y fondre.

Racontez-nous un peu ce « Bien-Vivre Sportif » qui a imprégné ce parcours vers la qualification...

Cela passe par la connaissance de ce Pays d’accueil. C’est en quelque sorte une réactualisation du corps : décalage horaire, bruit, climat, repas, sommeil…

C’est d’abord quatre journées de visites intenses : Nature, musées, villes et capitale, gastronomie. Cette action nécessite une réadaptation liée à la langue (anglais, espagnol), à la communication et l’orientation.  Bien sûr, je pourrais opter directement : rester sur le site sportif et ne me contenter que de la compétition. Mais cette première démarche m’est vraiment bénéfique et renforce mon « bien-être » et mes capacités. Ce qui me permet d’être plus conscient et de mieux percevoir tout ce qui m’entoure…
Ainsi, la superficie du Névada est de 286 351 km2 : « presque la moitié de la France » ; l’état est situé à l’ouest des USA  avec un décalage horaire de 8 à 9 heures en fonction des saisons. Les parcs nationaux, Les déserts sont rois : parfois leurs immensités et silences en sont « bruyants » , Valley of Fire…, Death  Valley… C’est aussi  Las Vegas, cette ville mythique de 2 millions d’habitants avec ses architectures démesurées  et extravagantes…, où 35 millions de visiteurs par an  viennent courir les casinos, les spectacles en tous genres. C’est le bruit en permanence (le plus grand hôtel  est  le Venitian Palozzo contenant 7 128 chambres).
Pour ce genre de compétition, un acte est donc indispensable au « bien-vivre sportif », celui de connaitre son nouvel environnement, ses avantages et ses contraintes et s’y impliquer, au point qu’il devienne « familier » et un élément du quotidien où je peux m’exprimer sans retenue, en étant conscient de tout ce qui m’entoure. Il ne faut pas oublier que le corps est un capteur dont les sensibilités souvent nous échappent et se traduisent parfois par un stress :  percevoir, réapprendre et s’adapter en permanence est vital.  La compétition n’en est que plus agréable à vivre : je me permets alors d’aller à l’essentiel…

Mesquite Las-Vegas, c’est le temple du long-drive Américain où se déroule  l’évènement majeur : les Finales mondiales du 16 au 26 octobre 2012.   REMAX WORLD LONG DRIVE
Ce complexe sportif est planté dans le désert, où parfois la température est très élevée. La compétition de début de saison intitulée DESERT LAUNCH, en mars, fut la première officielle en vue des qualifications pour ces championnats du monde. Ce qui veut dire qu’une grosse partie de l’élite mondiale était présente lors de cet événement : les places étaient très chères et très disputées, puisque 200 joueurs pour 8 places étaient présents pour en découdre.

Raison, primordiale pour moi, de bien connaître cet environnement (hostile mais riche) : je suis ainsi serein  et j’utilise tous les éléments  pour me sentir au mieux de ma forme, ceci sans contrainte. Donc, au lieu de jouer des balles sur la zone d’entraînement, j’ai opté pour une apparition brève afin de saluer les joueurs et de prendre la température. J’ai décidé d’aller faire un footing de 40mn  dans les petites montagnes du désert, dans un calme quasi absolu, « un vrai bonheur ». Retour sur moi-même afin de réviser ma leçon, prendre en compte la température, les joueurs, le terrain, le bruit…

Au retour de mon footing, les joueurs jouaient toujours des balles. J’ai joué quelques balles juste pour imprimer mes sensations et actualiser mon swing, puis je suis allé me changer à l’hôtel qui est à 5 kms du site.
A mon retour, j’ai juste attendu pour jouer mon tour avec la ferme intention de valider  mon travail et ma manière de fonctionner. 
L’objectif  est atteint : Je termine 2ème avec une qualification aux finales mondiales du 16 au 26 octobre 2012.
C’est une belle progression, car l’année précédente, à cette même compétition, je ne m’étais pas qualifié pour les finales régionales en open  division. Par contre, cette année, je me suis qualifié dans les deux catégories open et seniors, ce qui justifie ma capacité à pouvoir jouer à un tel niveau bien que beaucoup de travail reste encore à faire.

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