Du Marathon à l’Artisanat, il n’y a qu’un pas…

D’un côté, on parle de sport, de loisir, de défi, c’est le Marathon de Marathon de Marrakech, le 26ème du nom.

De l’autre, on parle de fait main, d’authentique, de décoration, de babouche, de pâtisseries, d’huile d’argan, c’est la foire régionale hivernale de l’artisanat.
Deux événements qui depuis de nombreuses années maintenant rassemblent deux populations bien différentes.

 

L’un ne va pas sans l’autre. Sur l’esplanade de la place Harti, à quelques minutes de la place Jemaa El Fna, les coureurs s’activent, tandis que les touristes et les Marrakchies arpentent les allées de cette foire qui comporte tout de même une centaine d’exposants.
« Ici, on ne parle pas de « made in China », nous interpellent ces Berbères qui sont descendus de la montagne toute proche (ndlr : l’Atlas enneigé est face à nous). Vous savez, cette foire est importante pour nous car nous cherchons à montrer notre savoir faire à moindre coût ».

A condition de savoir discuter les prix, car, que vous achetiez des babouches, de l’huile d’argan, des effets en cuir et tout ce qui touche à la décoration, cela fait parti du jeu. Et les Marocains aiment ça.


L’artisanat local est apprécié

Cela étant, il faut reconnaître que l’arisant local est très apprécié et que certaines pièces ont demandé des heures et des heures de travail. Chaque Berbère y va de sa démonstration et avec des détails techniques qui donne du relief à cette note locale. Alors ne parlez surtout pas, même si parfois vous auriez tendance à le penser, d’une production qui est issue hors du Maroc.
Par contre, c’est une certitude les pâtisseries locales, telles que les cornes de gazelle (ndlr : spécialité à base de pâte d’amande enrobée d’une fine pâte sablée parfumée à la fleur d’oranger) ont bien été réalisées par les mains des Marrakchies.

Le Marathon fait recette

Si la foire de l’artisanat dure quatre semaines, les festivités du Marathon de Marrakech s’étalent sur quatre jours. Cette épreuve sportive qui se bonifie d’année en année grâce au dévouement de toute une équipe de bénévoles autour du Professeur Mohammed Knidiri, le président de l’Association le Grand Atlas, accueille des athlètes qui viennent de toute la planète. D’ailleurs, c’est le plus ancien et surtout le grand marathon d’Afrique.
Un village d’exposants avec des animations des expositions attire l’œil de tous.
Chacun, sportif ou non, attiré par les animations vient prendre la température pendant que les athlètes viennent chercher leur dossard. Ils viennent de France, de Belgique, de Suisse, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, mais également de toute l’Afrique du nord, même de Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, de la Zambie, du Sénégal sans oublier les spécialistes des courses longues distances comme les Ethiopiens et les Kenyans pour prendre le départ du marathon, voire du semi-marathon qui traverse tout la ville ocre.
La veille de cette grand-messe qui rassemble près de 7 000 participants, une course de bienvenue et celle des enfants montre que ce pays possède une culture sportive exceptionnelle et qu’il ne faut pas forcément chausser les toutes dernières « Air max » pour courir et se faire plaisir…
Tout comme les organisateurs de la foire de l’Artisanat, Mohammed Knidiri a réussit avec cette compétition internationale de renom à faire passer le message : celui de l’universalité à travers les peuples.

 

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