Escapade chine en Belgique

Que vous soyez chineurs occasionnels ou férus d’antiquités, nul besoin d'être un "pro" des brocantes pour traquer la bonne affaire à Gand.

En matière de chine chaque heure réserve ses bonheurs. Mais c’est à la lueur des matins blêmes que tout commence pour les vendeurs, très vite rejoints par les collectionneurs. La quête enfiévrée des accros de porcelaine ou de barbotine interdit la grasse mâtinée. Le chineur dilettante, lui, se réserve toute la journée pour, entre les pauses café et apéro sous les platanes, dénicher les poupées et dentelles de tante Jeanne ou son moulin à café. Tout se vend et tout s'achète. Tout se négocie aussi et à des prix bien plus attrayants qu’en France.

 Difficile de zapper Bruxelles lors d’un week end à Gand.

A 1h 22 de Paris en Thalys, la métropole régale vos fringales de nouveautés comme d’antiquités. Ses détracteurs lui reprochent d’être faite de bric et de broc. Et alors ? Magritte avait raison : " Notre but à tous est de découvrir ce qui est caché par ce que nous voyons."  

Bienvenue dans cette capitale hybride et percutante de vie, encore plus aujourd’hui qu’elle a été frappée de plein fouet. Les Bruxellois s’en relèvent, comme ils l’ont toujours fait au cours de l’histoire, celle d’une population qui, à force d’être dominée a décidé d’opposer aux démonstrations de force, ses airs délurés.

 La capitale européenne est un étrange feuilleté de béton, qui cache dans ses plis, ses excès et ses abcès, mais on ne doit pas oublier qu'il a fallu « caser" dans un périmètre restreint de son centre, prés d'un million d'âmes. Et, c’est là tout son charme, la cité a su dans le pire instaurer le meilleur. Bruxelles sait tenir ses touristes en haleine en  fourrant, entre ses tranches de béton, la crème des restaurants, et ce n’est qu’un exemple.  

Bref, c’est une ville à explorer comme un couteau suisse, et sans se limiter aux moules/frites sur la Grand place, au musée de la Bière en dessous, aux chocolats Neuhaus dans la Galerie Royale St Hubert, ou encore à son Centre de la Bande Dessinée, ni à son quartier chic des Sablons. Pour un shopping vintage, filez aux Marolles où les puces qui existent depuis 1835, ont vu les chars remplacer les vendeurs pendant trois jours, au moment des attentats du Bataclan. Du jamais vu disent les commerçants qui ont pignon sur la Place du Jeu de Balle depuis des lustres. Et qui regardent aujourd’hui, perplexes, les nouveaux venus, déballer leur bric-à-brac qui ne vient pas toujours de chez Tante Jeanne.

 Changement d’ambiance à Gand.

 François Mitterrand ne pourrait plus dire aujourd’hui que « c’est le secret le mieux gardé de Belgique ». La plus grande ville estudiantine du pays est devenue, une terre promise pour touristes. Elle n’en est pas moins celle qui a été élue la 3ème ville la plus authentique  au monde par National Geographic et Lonely planet.

 Béguinages, fortifications, halles, quais, maisons patriciennes ...

 Gand décline ses beautés d'aïeule dans des styles éclectiques : Médiéval, Renaissance, Baroque, Gothique, Rococo ou Empire. Cette cité est peut-être l'illustration d'un livre d'histoire, sûrement un décor de théâtre empreint de volume et  de rigueur, de pierre singularisée dans une splendeur ordonnée...

Bâtie aux confluents de l'Escaut et de la Lys, la vieille ville ridée de ruelles étroites et pavées forme une vraie dentelle de pierres. Au pied de cette citadelle s'installent, dés le Moyen âge, les commerces qui feront sa fortune, et la hisseront au rang de capitale flamande. C'est alors, après Paris  la ville la plus peuplée au Nord des Alpes. De cet âge d'or livré aux bâtisseurs et créateurs, demeurent des chefs d'œuvres : le Beffroi, la Halle aux Draps et les trois béguinages figurent au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais les conflits sociaux et de pouvoir vont sonner le glas de cette 1ère ère de prospérité. Au XVIème siècle la ville subira les affres d'une révolte fomentée par les Calvinistes. Gand connaîtra une seconde embellie au XVIII ème siècle avec de nouvelles industries. Le commerce du coton, et du textile lui valent alors, le surnom de "Manchester du continent."  A cette époque sa sœur jumelle est baptisée "Bruges la morte".  Mais son industrie florissante, fera perdre à Gand son statut de cité historique. Bruges en profitera pour promouvoir et vivre du charme de ses façades. Voilà sans doute pourquoi, sans être ignorée, Gand fut longtemps l'oubliée des touristes. C’est fini.

Mais, ne boudons pas notre plaisir. Encore moins le dimanche où la cité vibre à travers ses nombreux marchés, entre l’apéro champagne et huîtres sur la place d’armes  où la bière en terrasse et en musique, au marché aux puces, place  St Jacobs, où, à côté des jeux d’échecs antiques, des vieilles faïences, les souvenirs du III ème Reich ne font pas scandale.

 

 

 

Social: 
Pratique
Renseignements: 

 https://visit.gent.be/fr

 www.visitflanders.com

www.theplaceto.be

A Voir absolument à Gand : Le chef-d’œuvre qui fait la fierté des Gantois “L’agneau mystique” dans cathédrale Saint-Bavonabrite. Un polyptique peint en 1432 par les frères Van Eyck qui symbolise le sacrifice du Christ

 

 

S'y rendre: 

Thalys propose un Paris/Bruxelles à partir de 25euros, Nombreuses promos.

www.thalys.com

Se loger: 

 Où dormir à Bruxelles :

 Zoom Hotel (charme à gogo, déco vintage, prix imbattables car négociables)

 Rue de la Concorde 59-61

1000 Bruxelles

+32 2 515 00 60

 http://www.marcheauxpuces.be  

http://www.bruxelles.be/artdet.cfm/5629

 Où dormir à Gand :

Une maison d’hôte tenue par des amoureux de brocante et de leur ville.

 B&B De Waterzooi

Sint-Veerleplein 2

9000 Gent

Tel. +32 475 436 111

www.dewaterzooi.be

Se restaurer: 

Où se régaler à Bruxelles : Les Brigittines

Kapellemarkt 5

1000 Brussels

+32 2 512 68 91

Où dîner à Gand

Brasserie Pakhuis

Schuurkenstraat 4

9000 Gand

Tel. +32 9 223 55 55

www.pakhuis.be

Où déjeuner? restaurant Belga Queen

Graslei 10

9000 Gand

Tel. +32 9 280 01 00

www.belgaqueen.be