Un safari de clics

Le Festival International Photo Animalière et de Nature a soufflé ses 20 bougies, en Haute-Marne le 17 novembre dernier. Plus de 2 000 clichéétaient exposés par 130 exposants sur 15 sites.

 C'est le troisième festival de photo en France après Arles et Perpignan. Une vraie success - story qui n’était pas gagnée d’avance. Il fallait oser, il y a 20 ans, créer en plein mois de novembre, et en pleine cambrousse ce qui sera d'abord un salon de la  photo animalière, monté par une bande de copains passionnés de photo, pour dynamiser leur bourg. Le coup d’essai sera un coup de maître dès la première année avec 4000 visiteurs. Aujourd'hui, le festival  en enregistre 40 000 au compteur. Et il a fait appel  à pas moins de 400 bénévoles, qui se sont relayés pour cette vingtième édition, dans les salles d’exposition. C’est sûrement grâce à ce soutien qu’on assiste  à la bonne marche de cet évènement  qui attire un public venu, désormais, de toute la France.  Aujourd'hui on vient même de Belgique et de Hollande, à Montier-en-Der, en champagne/Ardennes. Pendant 4 jours, la petite commune vibre au rythme des passionnés de photo et de nature, qu'ils soient amateurs ou professionnels, ou simplement curieux, le public est devenu fidèle  car il sait qu'il a rendez-vous avec des expositions à couper le souffle,  des rencontres singulières, des forums, et conférences sur des thèmes  qui lui sont chers : photo animalière bien sûr  mais aussi, nature, écologie , environnement. Cette année a vu l'inauguration d'un nouveau volet consacré à l'ethnologie, et qui a donné une place d'honneur à l'Inde et à ses moins honorables traditions que sont le traitement accordé aux femmes dans cet immense pays. Les visiteurs qui l'ignoraient auront ainsi pu découvrir le combat des femmes défigurées à l'acide comme celui des veuves ou des intouchables, mis à l'index de la société. L'évènement permet aussi de profiter d' un pôle de démonstration et de testing de matériel photo, optique et accessoires sous un chapiteau  de 350 m² qui propose  des animations.  A vous les tenues de camouflage pour capter l’instant crucial!

C’est peu dire qu’on  peut autant se divertir que s’instruire, dans ce festival qui croise nature, culture et rencontres avec des personnalités, des photographes, scientifiques et naturalistes comme Vincent Munier, Roland et Sabrina Michaud, Xavier Zimbardo, le dr Pathak ou Matthieu Ricard… … Les enfants ne sont pas en reste. Le festival leur réserve 400 m2, pour des expositions, animations et ateliers qui leur sont dédiés. Depuis vingt ans la date n'a pas changé, ce qui pourrait étonner quand on sait que les expositions se font aussi en extérieurs.

Oui, mais voilà, le bourg de Montier est situé à une encablure du lac du Der qui fut longtemps le plus grand lac artificiel d'Europe. Et qui s’est converti en  une réserve ornithologique, de premier plan. Les touristes sont aussi de plus en plus nombreux à venir observer la période de migrations des grues. Se lever à l'aube pour assister à leur envol sur le lac est devenu un must, de cette région qui réserve d'autres surprises comme ces églises à pan de bois bourrées de charme et témoins de quatre siècles d'architecture locale. On ne saurait trop vous inviter à profiter des autres atouts photogéniques de ce coin de Champagne Ardenne, hors sentiers battus des bulles, mais où l'on savoure les perles de la nature et des animaux sans les hommes.

Pratique :

 S'y rendre,

 Comptez à peine 2 heures de train pour rejoindre St Dizier au départ de Paris 

 Où manger à St Dizier

 « L'Archestrate, situé en plein cœur de ville et dans la plus vieille maison.

 A ne pas rater :

 Une halte à la brasserie artisanale du Der, pour ses bières hors normes comme leur propriétaire M Lepoix « Nono » pour les intimes, qui grâce à une bande d'amis, s'est lancé dans l'aventure en famille et avec succès.

 Www.brasserieartisanaleduder.fr

 Se renseigner :

 www.tourisme-hautemarne.com

www.photo-montier.org