Loïc - Anne-Laure : des retrouvailles pour la bonne cause…



Loïc touche au but avec le sourire - photo D. ROUDY (c) -

Fin juillet, nous vous faisions part de la volonté de Loïc de traverser la France pour retrouver Anne-Laure, sa cousine, atteinte du cancer et qui souffre de la maladie de Buerger.

Dimanche 22 août, en début d’après-midi à Amiens après 715 km et 19 jours de course et marche, l’émotion était intense pour des retrouvailles émouvantes en présence de la famille,

photo Le Bonhomme Picard (C)

des amis et de tous ceux qui ont soutenu le projet.

Au quotidien et depuis le départ le 31 juillet, la rédaction de Prestige & Santé a suivi Loïc Guillo, 49 ans, dans son épopée et on peut vous garantir que Loïc est passé par toutes les émotions. En dehors des conditions météorologiques qui n’étaient pas toujours « au top » pour l’athlète, sa cheville lui a causé des soucis au tiers de la course.

Mais avec l’aide de l’assistance médicale à distance et la force que lui envoyait Anne-Laure, l’athlète a pu tenir bon jusqu’au bout en mixant course et marche. Par ailleurs, l’accueil de certaines municipalités et des amis lors des étapes a également été un grand moment de réconfort.

« Merci à toi mon cousin »

De son coté, Anne-Laure Pillon, 49 ans, avocate au barreau d’Amiens, témoignait : « Loïc m’a offert une belle leçon de courage et de solidarité, et même s’il l'a fait avant tout pour moi, cela a fait beaucoup de bien à de nombreuses personnes. De plus, lorsque j’étais dans une période de doute à cause de douleurs, je me suis dit : Loïc va partir, je ne peux pas baisser les bras et je dois être encore plus forte. Merci à toi mon cousin, merci ».

Un challenge en partie financé par Axa, l’employeur de Loïc, et le biais de l’association Axa Atout Cœur qui s’est transformé en vaste collecte pour la lutte contre le cancer et qui a permis de récolter près de 25 000 €. Des fonds qui seront reversés à l’Institut Curie.



Anne-Laure et Loïc lors de leurs retrouvailles à Amiens

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« en exclusivité pour Prestige & Santé…

Avant l’ultime étape Bonneuil-les-Eaux - Amiens, le Lot-et-Garonnais a été reçu avec les honneurs par la maire de Montdidier, près d’Amiens, sa ville natale comme sa cousine, puis à Etelfay, localité très active de la mère d’Anne-Laure. A cette occasion, Loïc a bien voulu se confier « en exclusivité » à Prestige & Santé.



Loïc reçu par madame le Maire de Montdidier - photo D. ROUDY (c) -

Loïc, quels ont été les trois moments forts de votre parcours ?

Le premier moment fort, c’est le départ. Juste avant le départ, j’avais l’impression d’être près physiquement, mais d’avoir une grosse pression sur l’enjeu en me disant si je n’arrive pas au bout…, mais ce n’est pas possible car les nouvelles circulent déjà activement sur les réseaux sociaux. Mais dès que j’ai fait les premiers kilomètres sur le goudron, cette pression est totalement partie car j’étais dans mon élément.

La deuxième sensation, c’est lorsque j’ai eu ma tendinite. Là, j’ai eu un gros doute parce que je me disais que côté cardio ça tenait, musculairement ça tenait aussi. Par contre, le côté agressif du macadam était en train de faire des dégâts sur ma cheville.

Le troisième moment fort, c’était le soir, lors des étapes, lorsque je regardais tous les messages qui passaient sur les réseaux sociaux cela me donnait de l’énergie et de la motivation pour repartir le lendemain car je savais qu’une grosse étape (40 km en moyenne par jour) m’attendait.

Loïc Guillo dans le camping car - photo D. ROUDY (c) -

Un moment, avez-vous pensé à abandonner ?

Non. Non parce que le médecin qui me suivait par WhatsApp et qui voyait ma cheville en vidéo me disait que c’était probablement une fracture de fatigue ou une méchante tendinite. Alors, je me suis dis : je vais m’adapter, prendre le repos qu’il faut, bien caler tout cela, et même s’il faut arriver plus tard, j’irai jusqu’au bout quoi qu’il arrive.

Vos relations avec Anne-Laure étaient quotidiennes ?

En fait, il y avait deux moyens de communication. Il y a un groupe familial sur WhatsApp qui existe depuis le début de la Covid-19, tandis qu’avec Anne-Laure on fonctionnait par SMS ou appels mais c’étaient des communications privées. Et là, on remarquait que lorsqu’il y avait une baisse de moral ou un problème physique chez l’un ou chez l’autre automatiquement la journée que l’on avait passée était la même, c’était une sorte de télépathie. Elle allait bien, j’avais fait une superbe journée. J’avais un problème avec ma tendinite, elle avait des brûlures contractées lors de ses séances de luminothérapie.

Incontestablement, vous êtes le moteur d’Anne-Laure. Alors, qu’allez-vous faire maintenant et avez-vous autre challenge en perspective ?

Je n’ai rien de prévu, mais je n’écarte rien car lorsque je vois l’engouement que cette opération a suscité je me dis que si on peut mettre le capital santé au profit de causes pourquoi pas. Je ne ferme pas la porte et d’ailleurs mon chauffeur Francis me disait l’autre soir : "mais l’aventure va se terminer à Amiens et c’est peut-être le début d’une autre aventure et il va peut-être falloir faire autre chose"…



Loïc et son chauffeur Francis - photo D. ROUDY (c) -

Avez-vous surpris les gens de chez Axa et vous connaissaient-ils capable de réaliser un tel challenge ?

C’est une bonne remarque. Dès le départ, les membres d'Axa Atout Cœur, plus que moi je pense, ont pris la mesure de l’enjeu car ils sont habitués à mettre en place des opérations de mécénat. Ils m’ont interrogé sur la manière dont j’allais me préparer et ils ont tout de suite décidé de jouer le jeu. Mes collègues étaient également agréablement surpris, et m’ont eux aussi tout de suite suivi. Maintenant, il me reste à les revoir dans le Sud pour fêter cela dignement.

Propos recueillis par Dominique ROUDY

Photos Dominique ROUDY (sauf mention)

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